brainstorming
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Démocratisé en entreprise depuis de nombreuses années, le brainstorming est une technique permettant de faire émerger des idées créatives au sein d’un groupe de travail. Bien mené, il permet d’envisager de nombreuses possibilités en un minimum de temps. Pratiqué en deux temps, d’abord sans notion de jugement puis dans une optique d’évaluation et de regroupement.

Les avantages du brainstorming

La technique du brainstorming permet de favoriser la fluidité de la pensée d’un groupe. En notant pêle-mêle une grande quantité d’idées sans aucune critique ni censure, le groupe peut balayer rapidement un large panel de possibilités. Puis dans une phase de regroupement et de sélection, seules les idées les plus pertinentes seront choisies.

Pour une startup, le brainstorming est utile tout au long de son évolution : du choix de son nom, au développement de fonctionnalités ou d’amélioration de son service. C’est une bonne pratique à utiliser régulièrement dans une optique de créativité.

Les facteurs clés d’un brainstorming réussi

Le cadrage est indispensable

Comme dans toutes les réunions productives, établir un cadre en rappelant le sujet et les enjeux est essentiel pour ne pas s’égarer.

Le rôle d’animateur est central

  • Il doit éviter toute pression hiérarchique, il peut même être extérieur à l’entreprise.
  • Il présente les enjeux et la problématique sur laquelle la réunion va porter.
  • Il prendra en note les idées et les rendra visibles de tous.
  • Il veille à la neutralité des propos échangés.
  • Il instaure un climat de confiance et chaleureux entre les participants.
  • Il distribue la parole à tous.

Le groupe est déterminant

Il convient de rassembler un petit groupe d’une dizaine de personnes, aux profils variés, en mettant en avant les différences :

  • Métiers (Commercial, Technique, …)
  • Age (junior, senior, etc.)
  • Expériences/usage
  • Personnes externes à l’entreprise (consultant ou client)
  •  …

Startup, pour obtenir un groupe aux profils variés n’hésitez pas à demander de l’aide à vos voisins d’incubateur ou de pépinières !

L’atmosphère, facteur d’influence

Pour une équipe sensible au cadre, le lieu peut être déterminant pour l’ambiance de la réunion.

Il sera ainsi déconseillé de préparer un brainstorming dans les bureaux habituels qui vont brider inconsciemment toute créativité. Un changement de pièce sera profitable ou à défaut un peu de décoration pour stimuler la spontanéité et la fantaisie des collaborateurs. Les post-it, le paperboard, et le tableau blanc restent les outils indispensables pour mener à bien le brainstorming et contribuent aux échanges et à l’ambiance chaleureuse.

En utilisant par exemple la salle de la machine à café, les participants seront naturellement plus détendus et plus spontannés.

La durée, un atout à maitriser

Avant de démarrer la réunion, il convient d’indiquer le temps imparti pour chacune des deux étapes du brainstorming, tout en restant souple pour permettre l’expression libre.

Pour un groupe restreint de moins de dix personnes, la première phase d’émission des idées dure idéalement 15 minutes, en fonction de la difficulté du sujet. Ce temps imparti permet à chacun d’exposer et de rebondir sur les idées d’autrui.

La phase de tamisage d’idées durera de manière proportionnelle au nombre d’idées émises précédemment.

La phase de production des idées

Comme indiqué précédemment, lors de cette phase, l’animateur va exposer la problématique et inciter les participants à faire émerger un maximum d’idées spontanées. Chaque membre du groupe peut intervenir librement et doit veiller à n’émettre aucune critique de ce qui a été dit précédemment pour ne pas amener de phénomène de censure et d’autocensure. Les idées sont généralement inscrites pêle-mêle sur un tableau visible de tous, pour permettre à chacun de rebondir facilement.

La phase d’exploitation des idées

Cette étape doit être conduite de façon méthodique. Après l’effervescence de la phase précédente, une petite pause est souvent bienvenue pour permettre à chacun de s’aérer l’esprit et prendre du recul. Puis, les idées sont reformulées et regroupées par thématiques et les redondances supprimées. Chaque idée est alors évaluée grâce à une grille de décision.

Cette matrice de décision utilisera des critères différents en fonction du sujet : faisabilité, impact, rapidité de mise en œuvre … Ces critères doivent rester simples pour être compris par tous sans créer de litige d’interprétation. Ce travail permettra de créer rapidement un positionnement voire une hiérarchisation des idées sous forme synthétique.

Conclusion

Le brainstorming permet de mettre l’intelligence collective et la créativité individuelle au service d’une résolution de problème. La synthèse obtenue donne les pistes clés d’innovation en reprenant les suggestions les plus aisées à appliquer.

Cette technique s’utilise prioritairement dans les cas de recherche d’ajout de fonctionnalités, amélioration de produit et création de slogan. En revanche, elle est peu efficace pour résoudre des problématiques impliquant des notions techniques importantes qui préféreront faire une table ronde d’experts.